Week-end du 15 aout 2022, deuxième test du Van, le premier fut déjà concluant mais un test ne peut pas être significatif. Un vrai bonheur et un réel sentiment de liberté avait été la conclusion de ce premier week-end dans le Mercantour.
Pour ce deuxième test, je suis parti quasiment sur un coup de tête, une improvisation du jour avec l’envie de voir enfin le Lac de l’Orceyrette. Me voici donc sur la route avec « Patience », direction les Alpes et plus précisément Briançon. Je dis avec patience parce que « El Camino » (« Le Chemin » en espagnol) c’est le nom du Van, est un papy, un vieux de la route qui ne dépasse pas le 80 km/h (rires). Au moins on a le temps d’admirer le paysage et bien sûr de prendre les petites routes qui recèlent de merveilles.
L’objectif en ligne de mire, je roule vers Sisteron puis je bifurque par Curbans et Venterol où je découvre un point de vue magnifique sur le château de Tallard. Après une halte photos je repars direction le barrage de Serre-Ponçon. Arrivé au belvédère, j’ai de suite était frappé par le niveau de l’eau au moins 5 mètres en dessous de celui habituel. Impressionnant de voir tout le lac avec ce niveau, je ne l’avais jamais vu aussi bas ! Je m’y attendais parce que j’en avais entendu parlé et j’avais vu des images du Verdon également. Mais de voir en vrai c’est vraiment autre chose, de se rendre compte par soi-même de la réalité… Cela fait vraiment prendre conscience de l’état d’alerte dans lequel on est. Même la petite chapelle sur sa petite île habituellement, semblait juchée sur une véritable colline.
Qui dit week-end du 15 aout dit forcément bouchons sur la route au niveau du pont de Savines-le-Lac. « Patience » toujours présente, il me semble que cela va être ma meilleure amie durant mes expéditions (rires). Le Lac passé, nous voilà direction Briançon jusqu’au village de Villar Saint Pancrace. Pour aller au lac il faut traverser le village et entamer la montée direction la vallée des Ayes. Petite précision, « El Camino » mesure 2m70 de haut, je précise cela car arrivé à mi-chemin une barrière filtrant les véhicules nous a stoppé dans notre ascension. 2m10. 60 cm de trop et le lac ne sera pas pour aujourd’hui.
19h cela fait tard pour entamer la randonnée pour me rendre jusqu’à l’objectif du voyage. Je décide donc de me poser là et de faire les 6h de marche aller-retour le lendemain. Un nuit fort agréable à la fraiche ça fait un bien fou !
Le lendemain matin ciel gris, bien chargé, des coups de tonnerre de temps en temps. Merveilleux, la pluie a décidé d’enfin se manifester le jour où je me décide à venir voir ce fameux lac (1 an que l’idée était en tête).
Tant pis ce n’est que partie remise, je fais demi tour et je rentre sous un déluge bienfaiteur et tellement attendu. On reviendra !